Négociations de la dernière chance

Supermarchés Maxi

Photo: Ève Guillemette

Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste

Le syndicat des employés de 14 supermarchés Maxi du Québec, dont ceux de Trois-Rivières-Ouest; Cap-de-la-Madeleine et Shawinigan n’a pas mis ses menaces de grève à exécution. Ses dirigeants ont convenu avec l’employeur, hier, de se rencontrer ce week-end afin de trouver un terrain d’entente.

Les membres de l’état-major syndical ont donc décidé de ne pas se servir du mandat de grève que leur avaient conféré leurs membres au cours de l’été. En vertu de celui-ci, les syndiqués auraient pu débrayer à partir de mardi à minuit. Rappelons que les employés du magasin de Trois-Rivières-Ouest avaient voté en faveur de ce mandat à 95 %, ceux de la succursale de Cap-de-la-Madeleine à 97 % et leurs collègues de Shawinigan à 100 %.

Les négociations de samedi et dimanche se dérouleront en présence d’un conciliateur. Selon le président du local 503 des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), André Dumas, l’employeur devra bonifier son offre sur plusieurs points, notamment en ce qui a trait aux augmentations de salaires, avant qu’il la présente à ses membres. Une proposition jugée insuffisante par le syndicat a d’ailleurs été faite par la partie patronale le week-end dernier.

«Nous allons tenir mercredi prochain une assemblée de tous nos délégués où l’offre de l’employeur sera présentée. Nous voterons à savoir si nous la présenterons à nos membres ou non. Nous nous sommes également engagés à ne pas sortir en grève avant le 14 octobre. Nous voulons vraiment un règlement négocié», a confié M. Dumas hier.

L’objectif du syndicat demeure d’obtenir une entente similaire à celle intervenue au magasin de Baie-Comeau il y a quelques mois. Les employés de cette succursale ont entre autres obtenu des augmentations salariales annuelles de 3 %. Selon M. Dumas, l’employeur est réticent à consentir de telles augmentations aux travailleurs de quelques-uns des 14 magasins sans contrat de travail depuis deux ans.

Même s’il concède que la partie patronale a mis de l’eau dans son vin sur certains points, le président précise qu’il reste encore du chemin à faire avant d’atteindre les précédents de Baie-Comeau.

«Nous avons fait des gains, notamment en matière de formation, mais il reste des points à regarder. J’espère en régler un bon paquet en fin de semaine, mais je sais que je n’aurai pas tout», a-t-il lancé.