Négociations chez Maxi: cul-de-sac

Les TUAC en négo

Rien ne va plus dans les négociations chez Maxi.

Photo: Stéphane Lessard

Marie-Eve Lafontaine
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les dernières négociations dans le dossier de Maxi n’ont pas donné les résultats escomptés. Le syndicat a rejeté, mercredi, la dernière offre présentée par la partie patronale qui a, à son tour, refusé une contre-offre. Tout porte à croire que les deux parties se dirigent tout droit dans un cul-de-sac.

«L’offre que l’employeur avait mise sur la table, lundi, a été rejetée de la part des délégués. Elle a été jugée insuffisante de façon unanime par rapport au mandat que les assemblées nous avaient donné. Ensuite, nous avons fait une contre-offre à l’employeur. Une contre-offre que nous étions prêts à recommander de façon unanime à nos gens, mais l’employeur l’a refusée», explique André Dumas, président du local 503 des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC).

Le TUAC s’attend maintenant à ce que l’employeur demande une suspension des négociations. Il a commencé une tournée d’information dans différentes régions pour informer ses membres des derniers développements. La première rencontre s’est déroulée, hier, à Trois-Rivières. Aujourd’hui, elle a lieu à Québec. Sept-Îles, Rimouski et Montmagny seront également visitées la semaine prochaine.

À la suite des rencontres d’information, les syndiqués devront probablement se réunir à nouveau pour décider de la nouvelle ligne de conduite à adopter. «Les gens vont prendre une décision: est-ce qu’ils veulent se prononcer sur les offres, est-ce qu’ils veulent faire une autre contre-proposition, ou s’ils maintiennent la position qui avait été prise?» Rappelons que le syndicat est déjà muni d’un mandat de grève. «Si les gens maintiennent notre mandat et nous disent d’aller en grève, effectivement, on va utiliser notre droit de grève», précise M. Dumas.

Toutefois, l’employeur a prévenu que ses offres seront caduques à partir du 14 octobre. Le syndicat a toutefois fait remarquer qu’il lui est impossible d’informer tous ses membres d’ici cette date. «Si l’employeur maintient sa date butoir, les offres vont devenir caduques à partir du 14, mais on va continuer quand même nos soirées d’information. Je vais continuer mes assemblées parce qu’il s’est fait tellement de désinformation dans les établissements que les gens ont le droit de savoir à quoi s’en tenir», affirme M. Dumas.

Selon lui, l’employeur met beaucoup de pression sur les jeunes. M. Dumas espère que ces derniers viendront aux rencontres d’information pour avoir l’heure juste. «La bataille se fait pour eux autres et ils ne se présentent pas. Mais c’est d’eux que l’employeur se sert pour essayer de briser la solidarité. Il y a certains établissements où l’atmosphère est malsaine présentement.»

Rappelons que le syndicat désire obtenir une entente similaire à celle intervenue au magasin de Baie-Comeau. Si la dernière offre patronale «améliorait légèrement» certains points, selon le syndicat, il n’en est rien de la position monétaire.

Notons que le syndicat a également fait une demande afin de regrouper les magasins Maxi sous une même accréditation. Présentement, chaque supermarché a son accréditation. Des procédures qui vont prendre sans doute plusieurs mois. C’est la Commission des relations de travail qui va trancher dans ce dossier. «C’est le même travail excepté qu’on a des différences salariales de 2 $ à 3 $ de l’heure dans des établissements. Ça n’a pas sa raison d’être», soutient M. Dumas.