Louise Mercier s'adresse aux femmes du conseil régional FTQ Mauricie Centre du Québec

Journée des femmes

par André Fleury, secrétaire régional – Ce soir les femmes de la FTQ se sont réunies au bureau de la FTQ de la rue Marion à Trois-Rivières. La rencontre était organisée par le comité de conditions de vie et de travail des femmes de la FTQ Mauricie Centre-du-Québec.

Lyne Salois, la présidente, était très fière de la cinquantaine de personnes présentes pour cette soirée. L’activité principale de la soirée était la conférence de madame Louise Mercier, vice-présidente de la FTQ, madame Mercier est issue de l’Union des Employé(e)s de service, local 800. Ce n’est pas par hasard que madame Mercier se retrouve à Trois-Rivières car son grand-père y a fondé, jadis, une usine à papier. De plus elle a encore beaucoup de parents dans la cité de Laviolette.

Madame Mercier dit que c’est beaucoup de travail l’organisation de la journée des femmes à la FTQ…ça commence au mois d’août. Les femmes de la FTQ souhaitent toujours teinter de leur couleur cette activité. Chaque année le matériel de cette journée passe par les conseils régionaux et encore cette année on en a manqué.

Les revendications cette année des femmes de la FTQ étaient la hausse du salaire minimum (à 8.50$ c’est sous le seuil de la pauvreté), la précarité d’emploi (59% des femmes qui terminent un emploi ne se qualifient pas pour avoir de l’assurance emploi), la reconnaissance des diplômes et des acquis (souvent les femmes ont sacrifié leur savoir en se retirant du marché du travail pour s’occuper des enfants et elles se retrouvent devant des acquis et connaissances perdus. Pour d’autres elles arrivent de pays étrangers et ne bénéficient pas de service contrairement à leur conjoint). La conciliation travail famille (souvent la famille paie le prix de parents qui n’ont pas d’accommodements à leur travail…les employeurs ne se poussent pas aux portes pour mettre en place des mesures qui permettent aux parents de s’occuper de la famille). Les femmes de la FTQ ont demandé à la ministre St-Pierre d’avoir une politique nationale pour la famille au Québec.

La femme est souvent celle qui fait des sacrifices pour la famille et dans le couple, lorsque les enfants sont malades ou qu’il y a urgence c’est la femme qui laisse son travail est-ce par instinct maternel ou par effet naturel mais il faut briser ce mythe et que la tâche parentale appartient aux deux parents. Depuis plusieurs années les femmes et les hommes en couple veulent retourner aux études une chance que certaines conventions collectives le permettent car ce n’est pas les employeurs qui vont ouvrir sur le sujet.

Madame Mercier racontait qu’elle a eu une discussion avec un employeur en rapport avec l’équité salariale, l’employeur lui a mentionné qu’il allait fermer car il devait augmenter de 0.35$/heure 300 personnes dans son entreprise. Pourtant l’équité salariale est une loi pour l’égalité entre les hommes et les femmes…hommes / femmes à travail égal salaire égal.

Saviez-vous que 60% des femmes qui occupent des postes de cadre supérieur sont célibataires ? Serait-ce que les femmes font des choix… par contre 60% des hommes qui occupent des postes de cadres supérieurs sont en couple….

Avec la mondialisation de plus en plus d’emploi sont perdus et ce sont des femmes et des hommes qui perdent leur emploi, résultat ces gens se retrouvent des emplois peu rémunérés et se retrouvent dans la précarité. L’explosion économique de la Chine fait perdre des emplois partout dans les pays industrialisés et dans ce pays d’Asie les conditions de travail de ces gens sont misérables.

C’est un grand défi pour les syndicalistes de sensibiliser nos gouvernements à trouver des solutions pour arrêter de voir nos conditions de vie se dégrader et de voir notre système de santé s’effondrer, ce sont nos valeurs sociales qui prennent le bord.

Le conseil de condition de vie des femmes de la FTQ a fait du chemin au fil des années beaucoup de documentations existent et sont disponibles à moindre coût ou parfois gratuitement. Ce sont des ressources inestimables que nous devrions connaître et utiliser.

Madame Mercier a conclu en disant que le pouvoir dans les syndicats appartient aux hommes et aux femmes qui dirigent ces mouvements et ce pouvoir ils ne doivent pas hésiter à s’en servir. La conciliation travail-famille-études ça ne doit pas être une affaire de « bonne femme » mais une affaire d’hommes et de femmes pour que notre futur nous permette de bien fonctionner dans notre société.

Le comité de conditions de vie et de travail des femmes de la FTQ Mauricie Centre-du-Québec s’active présentement à bâtir un réseau pour les femmes syndiquées. Avis aux intéressées contactez Lyne Salois au bureau de la FTQ au 819.378.4049.