Le conseil régional FTQ Mauricie et Centre du Québec donne son appui aux travailleurs de la CSN

Lock out chez Aleris

Collaboration spéciale d’André Fleury, secrétaire régional du conseil régional FTQ Mauricie et Centre-du-Québec

C’est dans un geste solidarité au dessus de toute partisannerie que les représentants du conseil régional FTQ Mauricie et Centre-du-Québec se sont rendus devant l’usine de la rue St-Laurent donner leur appui inconditionnel à l’exécutif syndical et aux travailleurs et travailleuses du syndicat de l’aluminium affilié à la CSN.

Vers 10h ce matin le président Jacques Aubry, le secrétaire régional André Fleury et le conseiller régional FTQ Michel Dupont sont venus témoigner leur solidarité aux travailleurs affectés dans ce conflit. La rencontre fut amicale en présence du président du syndicat Daniel Goyette et du président du conseil central Gilles Dubuc.

Bien évidemment la discussion a tourné autour de l’attitude de cette compagnie américaine qui vient de supprimer plus de 300 emplois, bien rémunérés, ce qui va affecter bien sûr les travailleurs et travailleuses mais aussi l’économie de la ville et de la région. Le cœur du conflit est certes que la compagnie Aleris n’a jamais eu d’intention quant à l’avenir de l’usine du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Suite au 1er vote la compagnie a décrété un lock out et suite au 2e vote ils ont avisé que l’usine fermait tout en essayant de faire porter l’odieux de la fermeture au syndicat et à ses membres. Mais petit à petit la population voit clair dans le jeu d’Aleris…les journalistes aussi…c’est vraiment la mentalité américaine…mentalité de droite anti syndicale.

Actuellement nos confrères de l’aluminium reçoivent une allocation de grève de 215$/semaine et attendent de savoir si la compagnie va officialiser la fermeture.

Le gouvernement Charest, par la voix du ministre David Whissel, était supposé mettre de la pression sur Aleris pour licencier les salariés et qu’ils puissent avoir de l’assurance emploi et enclencher le processus de reclassement, de recherche d’emploi ou encore de retour aux études. Daniel Goyette avait des doutes quant à la réceptivité de l’employeur.

Le président mentionnait « qu’il ferme ou qu’ils viennent négocier on ne peut pas passer notre vie entre deux chaises ». Cette opinion semblait être partagée par les travailleurs présents aux abords de l’usine. Les salairé(e)s ne l’ont pas facile on a essayé de leur couper leur assurance médicament au 2 juillet quand la loi de l’assurance médicament les obligent à donner un trente (30) jours de délai. La compagnie a du se conformer suite à l’intervention des instances gouvernementales.

Advenant l’annonce OFFICIELLE de la fermeture les travailleurs ne pourront bénéficier de la prime de séparation de six mois de salaire prévue à la convention collective compte tenu du lock out mais plutôt des normes du travail avec seize semaines.

Le conseil régional FTQ Mauricie et Centre-du-Québec est solidaire avec les travailleurs et travailleuses de l’aluminium qui sont dans une période difficile face à une compagnie intransigeante et de mauvaise foi.