Autre fermeture prolongée de la machine numéro 3

Kruger Wayagamack

C’est depuis le 31 décembre 2009 que la production de papier annuaire a été interrompue à Trois-Rivières.

Photo: Stéphane Lessard
Le Nouvelliste

Depuis le début de l’année, la machine à papier numéro 3 à l’usine Kruger-Wayagamack est silencieuse. Et l’arrêt qui la frappe vient d’être prolongé une nouvelle fois, soit jusqu’au 30 avril prochain. La force du huard, qui frôle la parité avec le billet vert américain, n’est pas étrangère à cette décision qui touche toujours une centaine de travailleurs.

C’est effectivement depuis le 31 décembre 2009 que la production de papier annuaire a été interrompue à Trois-Rivières. Au départ, elle devait reprendre le 23 février dernier, puis le 31 mars prochain. Or, le redémarrage de la machine concernée est maintenant prévu pour le 1er mai prochain.

«La Société a dû prendre cette décision en raison des conditions de marché qui demeurent défavorables, notamment la valeur élevée du dollar canadien et la faiblesse de la demande pour le papier annuaire», a justifié le vice-président principal, Affaires corporatives et communications chez Kruger, Jean Majeau.

Interrogé à savoir si l’entreprise envisageait d’abandonner définitivement la production de papier annuaire, le porte-parole a indique que la direction «n’avait pas pris cette décision-là encore».

«On regarde le développement d’autres grades de papier, mais il n’y a rien de concluant encore», a confié M. Majeau. «Il faut d’abord être capable et, ensuite, avoir un marché qui vient avec», renchérit-il.

Par ailleurs, celui-ci a répété qu’il n’y avait aucun lien entre les mesures prises à l’usine Kruger-Wayagamack et le résultat du vote survenu en janvier dernier.

On se souviendra que les employés de l’une des trois unités syndicales avaient alors rejeté la demande de l’employeur qui souhaitait la réouverture de la convention collective pour négocier avec le syndicat des moyens de réduire les coûts de production.

Du côté syndical, on avait justifié ce choix par le fait que la convention des travailleurs de la Wayagamack, réglée pour dix ans lors de l’acquisition par Kruger, est déjà en-deça de ce qui est offert dans l’ensemble de l’industrie.

Le syndicat avait plutôt encouragé l’employeur à trouver d’autres avenues pour réduire les coûts, notamment avec les mesures suggérées dans le plan de mobilisation.